Retour d’expérience client : Milan Demarcq, Ingénieur R&D chez Neurinnov.
Neurinnov en quelques mots
Fondée en 2018, Neurinnov est une startup montpelliéraine issue d’un transfert de technologie de l’Inria et l’Université de Montpellier, forte de plus de 20 ans de recherche en neurostimulation. Labellisée Deep Tech, lauréate du Grand Prix du Jury des Inn’Ovations 2023 et EIC Accelerator 2026, la société compte une quinzaine de collaborateurs.
Neurinnov conçoit et fabrique des dispositifs médicaux implantables actifs. Son premier produit est un stimulateur destiné à restaurer la préhension chez des patients tétraplégiques, par stimulation sélective des nerfs contrôlant les muscles de la main. Le dispositif comprend deux électrodes épineurales multi-contacts reliées à un implant actif piloté via un système de commandes externes (voix, joystick, contraction musculaire). Il s’implante au niveau de la clavicule, sous anesthésie générale, dans le cadre d’une chirurgie aussi peu invasive que possible. La mise sur le marché est visée à l’horizon 2029.
Pouvez-vous nous présenter votre rôle chez Neurinnov ?
« J’ai rejoint Neurinnov dès sa création. Je suis ingénieur R&D électronique et microélectronique. Mon activité principale porte sur l’électronique de la partie implantable, tout ce qui sera intégré dans le corps humain pour réaliser la stimulation. »
Où en est le projet aujourd’hui ?
« Nous nous rapprochons d’une première implantation complète chez des patients humains. Nous travaillons à l’obtention de la certification CE, l’autorisation des autorités européennes qui ouvrira la voie à la mise sur le marché. Notre travail porte sur deux axes en parallèle : la finalisation des prototypes et la conduite des essais précliniques et cliniques, en partenariat avec des centres hospitaliers et de rééducation. Sur les essais aigus déjà réalisés, nous avons obtenu de très très bons résultats, y compris à travers un essai clinique subchronique dans lequel nous avons montré la possibilité de contrôler la main pour effectuer des tâches fonctionnelles. »
Pourquoi avoir choisi OMICRON ?
« Nous avions plusieurs critères déterminants. La certification ISO 13485, d’abord, c’est fondamental. Tout ce que nous intégrons dans l’implant est extrêmement scruté par les autorités compétentes. La localisation ensuite : nous tenions à une entreprise accessible à la journée, avec qui nous pouvions échanger directement. Nous sommes profondément attachés à travailler avec des acteurs proches, dans la région ou en France. Et enfin, la capacité à couvrir à la fois le bureau d’études et la production. Trouver un interlocuteur unique sur ces deux aspects, c’est une vraie plus-value, car conception et production sont intimement liées. »
Qu’est-ce qui est le plus important dans cette collaboration ?
« La transparence et la communication. Nous fabriquons des dispositifs destinés à être implantés dans des êtres humains, notre responsabilité vis-à-vis des patients est directement engagée. Nous avons besoin de savoir si un problème survient, pas qu’il nous soit dissimulé. Des incidents de production peuvent toujours survenir. Ce qui compte, c’est qu’ils soient traités conjointement, dans la confiance, et que les déviations soient analysées et identifiées. C’est précisément ce que nous avons avec OMICRON. »
Ce qui est précieux au quotidien ?
« Avoir Laetitia Charraix, Responsable Analyse Technique et Commerciale, comme point de continuité entre la conception et la production. Elle maîtrise toutes les étapes, toutes les problématiques. Pour nous, cela garantit une cohérence d’ensemble très précieuse. Nous ne sommes pas une grande entreprise, nos ressources sont mesurées par rapport à l’ampleur du projet. Disposer d’un interlocuteur de confiance qui couvre l’intégralité du spectre, de la conception à la livraison, c’est vraiment structurant. »
Comment voyez-vous la suite ?
« Nous allons progressivement évoluer du développement de prototypes vers une logique de production série, à mesure que nous approcherons d’un produit réglementé prêt à être mis sur le marché. Les volumes resteront des petites séries. Au-delà de ce premier produit, nous avons d’autres projets, d’autres cartes à développer. Je pense que nous allons non seulement conserver la relation que nous avons aujourd’hui, mais l’étendre. Ce que nous recherchons, c’est une relation vertueuse pour les deux parties. »
Milan Demarcq, R&D Department, Neurinnov








